17 mai : ne rien laisser passer !!


Aujourd’hui 17 mai, journée internationale de lutte contre l’homophobie (et la transphobie, justement je vais y revenir).
(Ou IDAHOT, International Day Against Homophobia & Transphobia)
Idahot

« Encore », diront certains. « Il n’y en a plus que pour eux », renchériront-ils, refusant d’admettre le biais de leurs perceptions qui, voyant l’hétérosexualité comme l’orientation standard, neutre, ne remarquent pas à quelle point elle occupe 99% de la scène. Les quelques miettes consacrées à la non-hétérosexualité étant alors vue comme une intrusion insupportable dans leurs repères avec œillères…
Ce sont les mêmes qui, face aux chiffres, diront que l’homophobie vient de la visibilité. Suprême logique : si on ne voyait pas les homo, on ne leur cracherait pas dessus donc c’est de leur faute. Ils resteraient cachés dans leur placard, à mener une jolie existence de façade honteuse et timorée, ils ne risqueraient rien.

C’est faux, bien sûr. L’homophobie serait toujours là, simplement pas dirigée spécifiquement vers quelqu’un. Mais ça n’empêcherait pas les blagues foireuses, les rires moqueurs face aux rumeurs, et surtout… cela donnerait le champ libre à toute l’angoisse de vivre en sachant qu’il faudra rester planqué toute sa vie, mentir, refuser de s’assumer, devoir jouer un double-jeu, bref ne pas vivre. Mais sans doute que pour ces individus bien pensants ayant solution pour tout du moment que ça ne les concerne pas, être homo reste au mieux un choix (donc assume mon gars, c’est de ta faute si ta vie est pourrie) au pire une déviance à combattre. Quoi de plus simple que de rejeter la responsabilité de sa minable haine sur l’autre…
J’en ai même vu un qui a eu le culot de sortir que les hétéro ne passaient pas leur temps à s’exhiber, eux : un individu tellement aveuglé par l’hétérocentrisme qu’il ne voit même pas à quel point elle s’affiche partout. Constamment. Dans les médias, les livres, les films, dans la rue, devant la machine à café au bureau quand on discute du dernier week-end avec les enfants ou des prochaines vacances avec sa femme, etc. Eh oui, dès qu’on va parler d’homosexualité, on ne va pas penser que « sexualité » en oubliant toute la partie sentiments qui peut aller avec. Comme si une relation de couple homo ne pouvait se construire que sur le sexe et que l’Amour (avec bien un grand A) n’y avait pas sa place. Toujours cette idée extrêmement homophobe que les relations homosexuelles sont de pâles copies de celles que peuvent connaître les hétéro…
Un garçon et une fille qui se tiennent la main dans la rue, c’est normal, banal, mignon.
Deux garçons ou deux filles qui se tiennent la main dans la rue, c’est de la provocation, du prosélytisme, de l’exhibition, un truc ignoble vite vite cachez les yeux des enfants !!
Et tout ça sans homophobie, bien sûr… À croire que pour certains, tant qu’on ne va pas tabasser directement un homo en menaçant de le brûler vif, il ne peut être question d’homophobie…

Je parlais de chiffres car c’est mardi dernier que SOS Homophobie a dévoilé son rapport 2015.
Si le nombre de témoignages reçus est moins important en 2014 qu’en 2013, c’est assez logique : malgré toutes les dénégations foireuses de la « manip pour tous », leur agitation réac et indigne durant l’année du débat de la loi pour le mariage pour tous a ouvert un boulevard aux haineux, donnant alors 3517 témoignages en 2013. Si 2014 redescend à 2197, ce chiffre reste néanmoins plus élevé que celui de 2012, 1977 (pour plus de détails, je vous laisse consulter le rapport). Ainsi, l’homophobie décomplexée continue ses ravages, semant ses graines de haine et de mépris à la tête d’individus parfois déjà fragilisés par leur propre découverte de leur différence. Ne nions ainsi pas l’importance du coming-out de personnalités, permettant à certain.e.s de prendre conscience qu’ielles ne sont pas seul.e.s et que leur vie n’est pas vouée à l’échec.

Mais quand on parle d’homophobie, de quoi parle-t-on exactement ?
En fait, le terme en lui-même me gêne, trop restrictif, ne prenant en compte que certains cas. Je préfère celui de LGBTphobie, plus large même si pas parfait non plus. Car l’homophobie ne concernera que l’homosexualité et qu’il ne faut pas oublier pour autant les bisexuel.le.s et les personnes trans, ainsi que les intersexes et les non-binaires, les genres fluides… En fait il y a un panel de possibilités quasi-infini, l’important étant surtout de permettre à chacun.e de se définir comme ielle l’entend, sans limiter selon des normes de notre société hétéronormée et totalement binaire.

Gayphobie

Titus dans la série Unbreakable Kimmy Schmidt

Titus dans la série Unbreakable Kimmy Schmidt

Quand on parlera d’homophobie, la plupart du temps, cela concernera d’abord les hommes gay, et donc la gayphobie. Suivez n’importe quelle info LGBT sur twitter et les premières remarques négatives seront adressées aux gays. Dégoût, mépris, rejet, allusion directe à la sodomie. À tous les coups. Parlez d’homosexualité et on vous rétorquera sodomie. C’est un réflexe, un réel automatisme chez beaucoup. Qu’on parle d’amour, de mariage, d’union, de rencontres, de famille, de couple, de vie à deux… on vous rétorquera sodomie. Comme si c’était la seule pratique possible entre deux mecs, et forcément obligatoire (alors que beaucoup de couples gays ne pratiquent pas du tout), comme si un couple hétéro ne le faisait jamais. Comme si deux mecs ensemble n’étaient là que pour le sexe et ne connaissaient aucun sentiment. Quelle bien piètre opinion les hétéro peuvent avoir des hommes, c’est toujours sidérant : queutard ou puceau, obsédé ou impuissant, incapable de réfléchir, forcément soumis à des pulsions incontrôlables. À se demander comment on ose encore laisser un homme sortir de chez lui sans muselière à pénis, sans castration chimique obligatoire, sans permis de sortie délivrée par son médecin… Ah oui, suis-je bête, pas besoin, ce sont aux femmes de faire attention à leur place…

Il suffit donc de jeter un œil aux commentaires ou tweets concernant tout article d’un journal pour se prendre en pleine figure une homophobie crasse (et rarement assumée) concernant en premier lieu les gays. Et leur fameux lobby censé avoir infiltré les arcanes du pouvoir pour faire avancer leurs plans diaboliques de domination du monde. Toujours ce fantasme qui obsède la classe dominante (les hommes blancs hétéro en l’occurrence) terrifiée à l’idée qu’une des minorités qu’elle méprise depuis toujours comploterait en secret pour lui piquer sa place et lui faire subir à son tour tout le système d’humiliations et de rabaissement que l’on ne connaît que trop bien.
Ce qui les dérange le plus dans ce fantasme de lobby gay, ce n’est pas que des hommes puissent s’entraider pour grimper hiérarchiquement – c’est ce que font les hommes depuis toujours, se cooptant entre eux pour éviter que toute femme ou toute personne non blanche évite de grimper trop haut, misogynie et racisme bien implantés merci -, mais plutôt qu’ils ne pourraient pas en bénéficier, n’étant pas gays. Et ça, ne pas faire partie de ceux qui profitent, ils n’en ont pas l’habitude… Alors ça excite leur imaginaire fécond en théories du complot où forcément tout ce qui est différent d’eux cherche à les descendre.

Lesbophobie

Ellen DeGeneres et Portia de Rossi, mariées depuis 2008

Ellen DeGeneres et Portia de Rossi, mariées depuis 2008

Mais si les gays sont souvent les premières cibles des LGBTphobies, les lesbiennes ont aussi droit à leur part, et même à leur double peine : femmes et homosexuelles. Devant donc gérer aussi bien la misogynie (des hétéro comme des gays, il n’est hélas pas rare que les mouvements LGBT soient principalement dominés par des hommes et que les attentes féminines passent en second plan rapidement… Quelqu’un a dit PMA ?) que l’homophobie, donnant ainsi de la lesbophobie, bien spécifique.
Là où les gays seront d’office rejetés, physiquement ou verbalement, les lesbiennes seront d’abord niées, invisibilisées, leurs existences balayées par des siècles de patriarcat pour qui une femme ne peut de toute façon pas vivre sans homme, dans son ombre principalement. Les couples de femmes seront donc moqués, les deux femmes vues comme de simples grandes copines avec tous les clichés habituels du « tu n’as pas encore rencontré le bon », « mais ce n’est pas vraiment du sexe entre deux femmes », « sans pénis, il n’y a pas de relation sexuelle », « je peux regarder ? Et après je vous montre ce qu’est un vrai mec », etc.
Vivre sa vie affective, amoureuse, sexuelle sans homme semble inconcevable encore pour beaucoup, comme une simple passade le temps de trouver le mec qui va tout changer. À moins que ce ne soit la peur, due à son immaturité ou à un trauma d’enfance, qui pousse la lesbienne à refuser la pénétration, à moins qu’elle ne soit en fait elle-même un homme inachevé qui rêve de se faire pousser un pénis. Histoire de tout mélanger allègrement en cherchant pas à comprendre… Et toujours cette focalisation sur la question purement sexuelle.
Bref, les lesbiennes continuent d’être invisibles même si petit à petit, à force d’efforts, les choses évoluent. Elles restent en tout cas grandement incomprises, sujets à bon nombre de fantasmes mêlant absolument tout et n’importe quoi, niant le ressenti et les attirances de millions de femmes de par le monde (et je ne vais même pas parler des viols correctifs de lesbiennes, censés leur donner envie de revenir dans le droit chemin… Un viol pour devenir hétéro ? Il faut un esprit sacrément tordu pour trouver une quelconque logique à-dedans.).

Biphobie

Alan Cumming, marié avec Grant Shaffer, tient tout de même à dire qu'il est toujours bisexuel...

Alan Cumming, marié avec Grant Shaffer, tient tout de même à dire qu’il est toujours bisexuel…

Le plus ironique dans tout ça ? C’est que les gays comme les lesbiennes peuvent se rendre régulièrement coupables d’une autre LGBTphobie courante même si totalement tue : la biphobie.
Si les homosexuel.le.s commencent à se faire une petite place dans la sphère publique, les bisexuel.le.s n’ont pas encore cette chance. Pour s’en convaincre, un petit tour à la TV où dans une émission comme On n’est pas couché (du 9 mai 2015), une chroniqueuse en est à demander à Jean-Pierre Coffe s’il ne se définit pas comme « un homosexuel qui aime les femmes » quand il dit qu’il est bi. Trop difficile d’imaginer les choses autrement.
La personne bisexuelle intrigue, étonne, dérange. On dit d’elle qu’elle est ambiguë, qu’elle refuse de se décider. On imagine qu’il faut qu’elle ait des relations avec homme et femme en même temps. Qu’elle ne peut pas être fidèle. Qu’elle se doit d’aimer autant les hommes que les femmes (alors qu’il peut y avoir préférence pour un genre, ou une fluidité qui fait évoluer les attirances au fil du temps). Jamais on ne la voit autrement que comme un individu dont il faut se méfier, traître, vicieux, irresponsable, changeant. Là où une personne bie devra quasiment refaire son coming-out aux hétéro à chaque fois qu’elle sortira avec une personne de son genre, elle devra se justifier aux homo dès qu’elle sera avec un.e partenaire du genre opposé. Comme un traître à la cause. Et dès qu’elle se posera dans une relation longue durée, elle sera étiquetée hétéro ou homo selon le genre de son/sa partenaire.
Une femme bie qui sort avec un homme ? Par facilité, pour ne pas se farcir l’homophobie. Une femme bie qui sort avec une femme ? Elle va la trahir avec un mec, évidemment. Et puis ce n’est pas une vraie de vraie, elle ose se compromettre avec des hommes. L’amour, les attirances ? On s’en fout, on juge, on moralise, on rejette, sans chercher. On fait vivre aux bi.e.s la même bêtise que les homophobes font vivre aux homo. On ordonne, on sacralise, on refuse de comprendre et simplement d’accepter.
Double violence pour les bi.e.s qui devront encaisser aussi bien les difficultés inhérentes aux relations homo qu’aux hétéro avec toujours cette même défiance et ces étiquettes restrictives qui se cumulent. Comme si les sentiments amoureux, les attirances sexuelles et tout ce maelstrom émotionnel pouvaient être aussi bridés et limités pour tout le monde, aussi définitifs comme gravés dans le marbre dès la toute première relation…
Rares doivent être les gays et lesbiennes à n’avoir jamais eu aucun préjugé biphobe, d’autant plus compliqué à admettre qu’on subit soi-même l’homophobie, au point qu’on utilise le prétexte du militantisme homo pour justifier son rejet. J’ai moi-même dû déconstruire pas mal d’a priori biphobes au fil des discussions et des lectures avec des concerné.e.s. Et j’en ai encore sans doute encore sur lesquels travailler (à chaque nouvelle recherche sur le sujet, j’apprends des trucs)…
Et on peut aller encore plus loin en n’oubliant pas que si notre société se veut platement binaire, ce n’est pas forcément le cas des individus et qu’il est donc tout à fait possible de ressentir des attirances au delà des deux genres habituellement connus, ce qui n’empêche pas de garder le terme bisexuel. Certain.e.s préfèrent alors le terme pansexuel pour justement une plus grande inclusion, même si une personne qui se dit bie peut parfaitement aller au delà des deux genres basiques dans ses attirances (que je sache, on ne choisit pas qui nous donne des papillons dans le ventre…). Cela reste le choix des concerné.e.s de se définir comme ielles le souhaitent, aux autres ensuite de le respecter.

Transphobie

Laverne Cox, femme trans rendue célèbre par la série Orange is the new Black

Laverne Cox, femme trans rendue célèbre par la série Orange is the new Black

Et cela nous amène tout naturellement sur un autre terrain des LGBTphobies : après les orientations sexuelles, il y a également les identités de genre. Je ne ferai pas dans les définitions, les concerné.e.s ont déjà produit tout ce qu’il faut pour ça.
– Un storify pédagogique
L’écho des sorcières, avec pas mal d’articles intéressants
– Un article sur la transidentité
– Un article sur diverses formes de transphobie
– Des graphiques parmi d’autres trouvés sur ce site

En fait, l’ensemble est assez complexe car extrêmement divers selon les attentes et les ressentis de chacun.e mais les choses sont plutôt simples à respecter à partir du moment où on accepte d’écouter l’autre.
Où on accepte de ne pas se figer dans des définitions limitées, de ne pas se borner à rester sur nos a priori quand la personne en face demande à ce qu’on l’appelle de telle manière.
Où on fait taire sa petite curiosité malsaine à s’interroger sur ce qui ne nous regarde pas : combien osent demander sans la moindre gêne si la personne s’est faite opérer, si elle a un pénis, un vagin, si ça fonctionne, etc. ? Traitant ainsi la personne trans comme un sujet de laboratoire, de curiosité ayant perdu tout droit à son intimité à partir du moment où elle a commencé à se dire trans ?
Combien de personnes trans ont été traitées de monstres aussi bien sur le net que dans la rue, de tarées, de déviants, de malades, uniquement de par leur existence ?
Combien ont été harcelées, insultées, menacées par de « braves » gens se sentant dans leur bon droit face à ce qu’ils considéraient comme un freak ?
Combien galèrent chaque jour dans leur vie personnelle, professionnelle, constamment ramenées à ça et pas à leur personne même ?
Combien ont été tuées, massacrées, dans le déni le plus total, le dédain le plus profond ?
Combien se sont suicidées, rejetées par une société refusant les changements de case, les remises en question ?
Combien ont été agressées, violées, y compris par des individus des communautés LGBT à l’esprit aussi étroit que les méchants homophobes qu’ils dénoncent ? (Encore plus ironique quand on sait que les émeutes de Stonewall, qui marquèrent le début des luttes pour les droits civiques des LGBT et lancèrent le mouvement des marches des fiertés, ont eu lieu grâce à la rébellion de personnes trans face aux brutalités policières.)
Combien de femmes trans ont été rejetées des milieux féministes car vues comme de fausses femmes, des femmes déguisées, des mecs en espionnage, sous prétexte d’un essentialisme puant et complètement absurde ? (Il y a également le cas des hommes trans rejetés des milieux féministes non-mixtes.)
Combien vont encore galérer pour le changement de leur état civil, obligeant à une stérilisation, soumis au bon vouloir des tribunaux, pouvant imposer des examens médicaux totalement indignes ? Combien vont devoir continuer à porter officiellement une identité qui n’a jamais été la leur, au risque de se faire outer contre leur gré, d’être rejetées de toute occasion où des papiers sont demandés ?

Bref…
Un proverbe dit qu’avant de vouloir changer le monde, il faut déjà se changer soi-même. Les diverses LGBTphobies à l’intérieur même des milieux LGBT prouvent déjà qu’il y a de quoi faire de notre côté.
Mais ça ne doit pas enlever non plus l’autre priorité, celle d’être reconnus en tant qu’individus à part entière par une société bridée et limitée qui fait tant de mal.
On nous reproche de refuser la différence, l’altérité. Venant d’individus qui rejettent toute orientation sexuelle qui sorte de la sacro-sainte hétérosexualité, c’est un peu fort.
On nous reproche d’être contre-nature, ce qui ne veut juste rien dire.
On nous reproche d’être des couples (et même des « paires ») stériles, reléguant ainsi encore l’humain comme simple animal reproducteur : à se demander à quoi ont servi nos derniers siècles de développement humain. Avec près de 7 milliards de personnes sur la planète, je crois qu’en terme de reproduction, on est large… Et quand on souhaite avoir des enfants, on nous traite d’égoïstes inconscients voire d’esclavagistes (toujours ce sens de la mesure et de la nuance…).

On nous reproche beaucoup de choses car on dérange, on pousse à des interrogations, on fait bouger les lignes, on remet en cause les rapports de force et les pouvoirs détenus depuis si longtemps par quelques-uns qu’on en arrivait à croire (à tort) que c’était normal et inévitable.
Notre société tient à nous imposer qu’il n’y a qu’une voie possible, celle du couple hétéro, un homme cis, une femme cis, monogame, avec ribambelle d’enfants obligatoire et rien d’autre. Alors que les possibilités sont infinies, bien loin du simple binaire sur un monorail. Et que loin d’être un danger pour je ne sais quelle civilisation fantasmée, c’est au contraire une force, comme toute diversité multi-facettes.
Se battre contre les LGBTphobies, c’est accepter les différences, ouvrir les horizons, libérer l’humain d’un carcan qui n’a pas lieu d’être, au delà de craintes fondées principalement sur la soif de pouvoirs de certains et la peur de ce qu’on ne connaît pas et sur quoi on projette tous nos fantasmes foireux.
C’est un principe émancipateur, un besoin vital, une énergie fondatrice qui amènera à plus de respect, de dignité et d’égalité.
Ceux que cela rend haineux ont un gros problème à régler avec leur conscience…

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